Maisons

9 Avr

Vient de paraître chez Hélium un vraiment chouette chouette petit livre  pour parler de manière hyper simple et surtout hyper graphique, colorée et tout en dessin d’architecture et de design aux enfants.

Ça s’appelle Toutes les maisons sont dans la nature et c’est de Didier Cornille (qui signe déjà plusieurs jolis livres chez Hélium):

Moi ça me parle vraiment, j’adore ça, je le trouve vraiment simple, bien fait et intelligent. Alors attention, ce n’est pas très pointu ni exhaustif, ce n’est pas le but, en fait il s’agit d’une sensibilisation visuelle agrémentée de quelques informations et explications sommaires mais pertinentes. Il nous parle des problématiques économiques, géographiques, artistiques à l’origine de la construction d’une dizaine de maison, des matériaux, des environnement naturels… c’est vraiment passionnant.

Du coup, je me suis amusée:

La maison Schroder de Gerrit Rietveld, 1924, à Utrecht.

La Villa Savoye, par Le Corbusier, 1931 à Poissy.

La maison sur la cascade, de Frank Lloyd Wright, 1939.

La maison des Eames, de Charles et Ray Eames, 1949, Los Angeles.

La maison Farnsworth, de Mies Van Der Rohe, 1951, dans L’illinois.

La maison des jours meilleurs, de Jean Prouvé, 1956.

La maison de Santa Monica de Frank Gehry, 1978.

La maison en carton de Shigeru Ban, 1995.

La maison de Bordeaux, de Rem Koolhaas, 1998.

La maison en paille, de Sarah Wigglesworth et Jeremy Till, 2002, Londres.

C’est amusant non?

bon, les photos (celles des dessins) sont pourries, normal.

Les autres sont piochées à droite à gauche. C’est mal.

A++

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En passant

Du gris…

2 Mar

« J’ai vu Hitler à un moment où le Reichstag n’était plus guère que la silhouette calcinée et squelettique de ce qu’il avait été… »

En 1986, Tatiana, une jeune mexicaine visite Berlin avec sa famille, et goute pour la toute première fois à la complexité des lieux.

A la croisée d’un présent bien présent et d’un passé qui a du mal à céder la place, parce les murs ne sont pas si faciles à faire tomber…. (well done!)

20 ans plus tard, nous retrouvons Tatiana, désormais Berlinoise depuis quelques années, et engoncée dans une ambiance pesante et grise. De sa vie?  De sa solitude? De la ville elle même?

3 rencontres:

  • Le Docteur Weiss, le vieil historien qui n’en finit pas traquer le « démon de brique » sans perspective de renaissance.
  • « La simplette d’alexanderplatz » chez qui le passé, le présent et le futur ne sont pas tellement distincts…
  • Jonas, l’enfant de l’Est – qui faisait pousser des nuages et leur apprenait la navigation – devenu météorologue parce que « Les nuages offrent une compréhension du présent et surtout de l’avenir proche », et une liberté inaccessible entre ces murs…

Tout le monde a un peu raison et personne n’a vraiment tort.

Tatiana se perd un peu dans cette ville et dans cette histoire qui n’est pas vraiment sienne mais qui semble la paralyser…

Un récit pesant et envoutant. Les deux en même temps ouais…

Cette BD est l’adaptation d’un roman de Chloé Aridjis par Fabienne Loodts, une jeune artiste belge qui pour l’occas’ est allée user les souliers sur le pavé Berlinois, et ça s’entend…

Et c’est publié chez Warum.

bisou

Petit Ovni et autres apparitions

9 Fév

Premier jour dans leur nouvelle école pour Erika, Patrick et Neptune (qui ferait mieux de les attendre à la sortie…). Dans la classe d’Erika, un instit un peu fantaisiste lui propose de se présenter. On comprend rapidement qu’elle n’est pas du genre à en louper une et commence à raconter ce qu’elle fait là: C’est à dire la journée qui a démarré avec l’arrivée de Neptune et s’est terminée par leur renvoi de l’école…

Et là démarre un récit épique, touchant, et très très drôle. Chaque personnage est très finement posé au fil de l’aventure, de Patrick à l’instituteur en passant par les parents qu’on ne voit que très peu, ainsi que Neptune qui a toujours un avis sur tout ce qui se passe mais qui mine de rien est pas le dernier à mettre la zone dans cette histoire… Les rapports entre les personnages sont très chouettes aussi. Bien sûr entre Erika et Patrick, mais aussi, entre les parents et les enfants qui sont juste vaguement évoqués, mais de manière très émouvante… Oui oui, c’est un livre drôle et léger, mais que j’ai terminé un peu émue, donc drôle et léger mais pas que.

Bref, c’est petit, ça prend pas de place, c’est pour tout le monde et c’est génial.

L’auteur s’appelle  Aron Nels Steinke. Dans la vraie vie il est enseignant en école primaire. Et effectivement, qui sait, peut être pouvons nous voir un lien avec le fait qu’il semble à travers ce livre de prime abord gai et léger avoir pas mal d’idées et de choses à raconter  sur l’école et l’enfance et surtout qu’il le fasse bien et de manière très subtile et drôle…

Il en parle ici sur le blog de Ca et là son génial éditeur français chez qui tout est bon et qui peut être un jour s’attaquera à la BD autobiographique Big Plans que Steinke auto-édite chez lui dans l’Oregon et que ce serait cool de voir aussi par ici un jour…

Quelques autres très très chouettes sorties BD:

– Le troisième tome de Frances de Joanna Hellgren chez Cambourakis.

Le livre des nuages de Fabienne Loodts d’après le roman de Chloé Aridjis chez Warum.

A boire et à manger de Guillaume Long chez Gallimard (<3 ❤ <3).

La fille de l’eau, de Sacha Goerg chez Dargaud.

David, les femmes et la mort, de Judith Vanistendael au Lombard

Post Mortem de Pierre Maurel chez Gallimard

a+

Petit teasing

10 Nov

 


Il semblerait…

20 Oct

… Qu’il se passe des choses en librairie… Du coup j’évite d’y mettre les pieds…

Mais je crois que personne n’a dû passer à côté de ça:

New York en Pyjamarama de Mickael Leblond et Frédérique Bertrand au Rouergue

Ni de ça j’imagine:

Une chanson d’Ours, de Benjamin Chaud chez Hélium.

Si vous avez zappé ça, payez vous des lunettes les gars:

Le tout petit roi, de Taro Miuri chez Milan jeunesse

Bon, je vais pas en rajouter une couche, on les voit partout, et y a plein de chouettes articles partout, genre,  ou … (Je trouve mon concept de blog assez intéressant: quand j’ai la flemme, j’envoie sur d’autres blogs, comme ça je suis tranquille, plus personne vient sur le mien et je peux aller dormir…).

Non en vrai, ceux là n’on pas besoin de moi… Les suivants non plus remarque… Mais ils sont plus petits, ou moins spectaculaires, ou pas encore sortis, mais je les aime quand même, alors voilà:

Petit Brown d’Isobel Harris et illustré par ANDRE FRANCOIS!!!!!!!! chez Mémo.

Je vais pas redire à quel point je trouve le travail d’André François. Il date de 1949 et c’est sa première édition française.

On va suivre l’histoire du petit de la famille Brown. Un petit New Yorkais qui nous raconte ça vie en ville: le béton, les rues, les labyrinthes, les déplacements horizontaux et verticaux et surtout l’absence de nature, jusqu’à ce qu’il la découvre enfin, grâce à une employée de son immeuble qui l’emmène passer un après midi à la campagne….


L’homme en Pièces de Marion Fayolles chez Michel Lagarde (J’ai pris l’image chez Illustrissimo).

Alors c’est pas encore sorti, c’est son premier livre et j’adore son boulot.

Et puis aussi n’oubliez pas, Tétine man is back:

Et Tétine Man est le plus fort! De Christophe Nicolas et Guillaume Long chez Didier Jeunesse.

++

Pierre Feuille Ciseaux#3 mec!

2 Oct

1 semaine, 1 weekend, 1 saline, 3 expos, plus ou moins 22 auteurs de derrière les fagots…. et tellement plus encore!

En plus (pas sur la photo, mais en vrai) il fait hyper beau.

En plus, venez!

+++

Vide grenier

1 Oct


Les ventes sont meilleures pour les fils acétates que pour les synthétiques…

20 Sep

L’autre jour, j’ai trouvé un petit lot de la revue Rhodiaceta.

C’était une revue trimestrielle réservée au personnel de la société (Société spécialisée dans la fabrication de textiles artificielles, et qui après fusion avec d’autres sociétés est devenu Rhône-Poulenc textile… miam miam. Ils avaient plusieurs usines notamment dans le Rhône, et aussi à Besançon, juste de l’autre côté de ma fenêtre et du Doubs).

La revue donc, j’ai pas trouvé grand chose dessus, combien de numéros, de quand à quand ça à duré, mais les quelques numéros que j’ai trouvé et qui vont de 61 à 65 sont bien classe!

Pour ce qui est du contenu, bon, tout n’est pas hyper funky, mais c’est quand même assez amusant: en gros ça parle de textile, mais vous imaginez pas le nombre de sujets qu’on peut décliner à partir d’un même thème quand on n’a que ça à faire!!! Donc ça cause entreprise, marketing, actualités, technologie, science, société, mode, aviation, nylon enduit, service électro-comptable, Moyen Orient, fils texturés… Bref, on y apprend un tas de trucs utiles entre 1961 et 1965 pour peu qu’on s’intéresse à la fabrication de ses chaussettes.

J’ironise, mais y a pas 5 minutes, je scotchais sur « entretien sur la conjoncture », interview du DG qui ouvre le n°1 de 1965 et qui explique que malgré les efforts de tout le monde, le temps de travail et les emplois ne sont plus garantis pour tout le monde…(rien ne bouge les gars…).

http://www.dailymotion.com/video/xfdzbk_greve-a-la-rhodiaceta-a-besancon_news (C’est un contenu INA, je peux pas le mettre directement…).

En vrai, le  truc cool, c’est que ces revues sont vraiment belles. Le gars qui faisait la maquette et une partie des illustrations s’appelle Jacques Ravel, mais j’ai pas trouvé d’infos sur lui ou d’autres trucs qu’il aurait fait.

La maquette, les illustrations, la bichromie, les typos, le mélange de photos et de dessins, la mise en page… Beaucoup de choses vraiment chouettes et un peu fofolles!

Après, tout ça peut ne pas paraître particulièrement original ni audacieux pour l’époque, mais je trouve que pour le support (une revue d’entreprise) et le sujet (comment on fabrique le tissu), ça l’est vraiment! Le type s’est fait plaisir. Et 50 ans plus tard à moi aussi…

Bon allez j’en ai des milliards d’autres, mais pour le bien de tous (le mien surtout, vous devez pas être super nombreux à être arrivés jusque là…), il faut que je m’arrête maintenant…

Ah si! il faut quand même que je mentionne le compère de Jacques Ravel qui réalisait lui les dessins d’humour. Bon, c’est moins ma tasse de thé, mais c’est quand même lui qui réalisait une grande partie des dessins des revues. Il s’appelait Rik Cursat et il officiait aussi dans l’Almanach Vermot, La vie du Rail…

Voilà voilà…

C’était vraiment très intéressant…

PS: Mes photos sont nazes, floues et pas cadrées, je le sais. Mais je suis pas sure que la notoriété et l’argent que me rapportent ce blog justifient d’investir dans de quelconques scanners ou autres appareils et cours de photo.

NB: J’aurais au moins pu les recadrer…

++

Si j’étais pas là c’est que j’ai rencontré Charley Harper (ça prend du temps)

15 Août

Ces temps ci, le truc qui va bien et qui me va bien, c’est que les vieux illustrateurs 50’s-70’s on la côte. Que ce soit pour influer sur le travail d’ illustrateur d’aujourd’hui bien dans leur époque et bien inspirés, que des éditeurs qui n’hésitent pas à piocher dans le patrimoine pour pondre des bouquins uber classes . Bon, on surfe sur une vague hein, mais que ce soit clair: je surkiffe! Je me régalais dans les vides greniers, je me régale dans les librairies, même si le plaisir est différent … (dénicher entre « j’élève mon enfant » de L. Pernoud éd.1969 et la petite Sirène même pas de chez Disney, un album polonais de 1958 illustré avec des marionnettes en laine et beaucoup de couleurs pour 20 cts OU caresser le doux grain de la couverture du dernier album de chez Mémo, qui lui coûte 18€… ouais, rien à voir…).

Bref. Pour illustrer mon propos, aujourd’hui on pourrait parler au hasard d’un type qui s’appelerait Charley Harper.

Y a 2/3 ans, les éditions Ammo sortaient un bouquin énorme sur sa vie/son oeuvre (tellement énorme qu’ils l’on ressorti « en poche » un peu plus tard…). Dans la foulée, les éditions ont également sorti tout un tas de petits bouquins genre imagiers/notions, de cartes, de jeux… certes un peu gadgets, mais il faut avouer que son boulot se prête bien à ce genre de déclinaisons, et que c’est quand même un peu classe de refourguer ça à ses gamins!

Charley est mort en 2007, il avait 85 ans. Il était né dans un petit bled de Virginie. C’était plutôt un gars de la campagne… Son bref passage à New-York s’est soldé par un retour dans sa campagne en piteux état… Je vais pas raconter sa vie, mais il associe bien sur directement son enfance et son attachement à la campagne à l’orientation de sa carrière.

Il se raconte simplement et de manière très touchante dans cette lettre . Son enfance, sa vocation bien sur, mais aussi, les tours et les détours…

Son truc à lui, c’est le réalisme minimaliste. En le lisant, on suit et on sent l’évolution de l’illustrateur qui ne va jamais cesser d’aller à l’essentiel, imaginant grâce aux contraintes et aux difficultés de son travail toujours plus de nouvelles techniques de traitements des traits, de la couleur et de la composition, dans le sens d’un minimalisme toujours plus efficace.

Il commence sa carrière comme dessinateur réaliste (trop: il bosse pour un studio commercial où on finira par lui faire dessiner des kystes pour des revues médicales, parce que quand on lui demande des portraits il a du mal à faire l’impasse sur les doubles mentons et autres défauts physiques…). Très vite, il se sent limité par les lois du genre, et c’est comme ça que commencera sa quête de simplicité, d’élémentaire et de symétrie.

Un des premiers livres qu’il illustre est le Betty’s Crocker’s Dinner for two cookbook, en 1958. Son intérêt pour les illustrations de la nature qui deviendra quasiment exclusif dans la suite de sa carrière n’est pas encore complétement révélé. J’avoue qu’il me fait bien craquer dans ce registre:

Je met le paquet, mais bon, son truc à Harper, c’est quand même la nature et les animaux, et en particulier les oiseaux et les bestioles bizarres (insectes, reptiles, poissons moches…).


Il commence en 1948 à travailler pour Ford time, le magazine de voyage publié par la Ford Motor Company. Il va alors avoir la possibilité de s’épanouir dans son intérêt pour l’illustration de la vie sauvage. Il réalisera une série incroyable de 73 gravures d’oiseaux qui seront offertes aux lecteurs du magazine entre 1948 et 1982.

Après, ben on est dans le vif du sujet, il raconte avec beaucoup de passion autant son intérêt pour la vie sauvage, son fonctionnement et l’équilibre serein qui s’en dégage (en particulier chez les oiseaux), que son plaisir à en observer les formes et à les retranscrire de la manière la plus évidente possible.

En 1960, il illustre Bambi. Cette expérience lui fait prendre conscience qu’il refusera désormais dans son travail toute forme d’anthropomorphisme (mmh Bambi quoi…)

Bref, les animaux, la nature, tout ça c’est son dada quoi.

1961

1968

Et beaucoup d’autres ouvrages dont la série Childcraft (une série de petits documentaires pour enfants)…

Bref, moi j’aime beaucoup ça. Il est vrai, autant ses dessins du début (qu’il oubliera complètement par la suite) que son travail animalier dont je raffole pas de toutes les séries, mais lire ses explications sur ses évolutions, ses ambitions, ses frustrations c’était vraiment chouette quoi, je suis vraiment rentré dans son univers, saisissant les tenants et aboutissants de toutes ses problématiques même techniques (et tout ça en anglais punaise!)…

Vous en saurez (enfin si vous avez pas encore marre, j’en ai déjà mis une bonne couche…)  et vous en verrez plus ici ou , et vous pourrez acheter des livres de et sur lui par exemple (mais plutôt dans une vraie librairie quand même plutôt, même s’il faut les commander hein!)…


++++

Demain je fais une note… sauf si j’ai autre chose à faire.

10 Juin

André François quoi!

16 Mai

Aux éditions Delpire vient de paraître les Rhumes d’André François:

(C’est marrant, à la base c’est un ouvrage publicitaire réalisé en 1966 pour un labo pharmaceutique… ouais, nan en vrai, c’est pas hyper marrant, mais c’est ça…).

Bon, juste l’occas’ de se rappeller comme c’est beau du André François:

Ouais hein? ça tue. (et encore, j’ai 17 autres dessins sous le coude, mais j’ai la flemme de les poster).

On trouve encore des trucs  en librairie, genre Les larmes de crocodile, chez Delpire et Gallimard, Je hais les pigeons au seuil (de Pierre Etaix), la chouette petite monographie dans la chouette petite collection de monographies de chez Delpire toujours, Les lettres des Iles Baladar et Balade à Baladar (de Prévert) chez Gallimard….

A+++

Bob Gill

2 Mai

Bob Gill donc.

Un Ballon contre un Tromblon (A balloon for a blunderbluss, 1961), Phaidon 2011.

De quelle couleur est ton monde? (What colour is your world?), Phaidon 2010.

Le cadeau (The present), Les grandes Personnes 2011.

La souris aux yeux verts et la souris aux yeux bleus (The green-eyed mouse…) Phaidon 2010.

Et aussi, Logo mania, Illustrations et Bob Gill’s A to Z, in english et pas forcément hyper disponibles…

A demain (ahaha)

Ps: Vous apprécierez une nouvelle fois mon talent d’occupation de l’espace.

Bastia#1

10 Avr

Le week end dernier, avec les copains de Chifoumi (Charline, Miloute, June et Max) on est allé animer un atelier Fanzine au festival BD à Bastia… à Bastia donc… En Corse…Ouais…

Les ateliers c’était mortel, on a ramené plus de 300 fanzines réalisés pendant 4 jours par des gamins (et quelques plus grands…) plus qu’inspirés.

On a aussi profité des auteurs présents pour proposer à une quinzaine d’entre eux l’exercice des 60 minutes (devenu 30 minutes pour l’occasion), une sorte de cadavre exquis chronométré et sous contraintes oubapiennes… C’était bien débile aussi!

(NylsoD.Goblet, O.Tallec, E.Baudoin)

Je vais pas en faire des caisses, parce qu’on en parle sur le Blog de PFC, sur celui de BD à Bastia sur celui de June

Mais je reviens vite: je vais causer de quelques illustrateurs « jeunesse » présents à Bastia et des expos chouettes qui leur étaient consacrées… ou pas.

Hermina Tyrlova

8 Mar

L’autre jour, j’ai vu ça au théatre de l’Espace:

 Ca s’appelle les Contes de la ferme.5 petits courts métrage d’animation Tchèque réalisés de 1970 à 1978 par Hermina Tyrlova.

Un bout du plus joli:

Donc 5 courts réalisés tout en découpage de feutrines, papiers et tissu. Ca se passe dans une ferme. On (enfin si on a envie hein, je force personne…) va suivre des minis aventures d’animaux en feutrine. Genre y a celle de l’âne qui a des grandes oreilles, du coup ses potes se moquent de lui, normal, mais les évènements s’enchainant, tout ces coquins vont finir dans la mare, et couverts de boue, ils vont salir le linge… Ouais! Je raconte pas la fin, ce serait dégueulasse!

Y a aussi le chien qui fait des petits à la voisine, et après elle à plus le droit de sortir, mais lui, comme il voit tout ses copains qui ont des petits, ça lui fait envie, donc il va récupérer sa progéniture chez le voisin en laissant sa dulcinée toute seule pleurer à la fenêtre…

Y a aussi le veau qui vient de naître et qui sniffe des fleurs, ça lui fait tout bizarre…

Sans rire, c’est assez délire au niveau des histoires, et la réalisation est vraiment incroyable.

Du coup, comme je suis pas du genre à me contenter de ça, ben je suis allé voir qui était donc cette  Hermina Tyrlova… Je vais pas vous refaire toute sa bio, vous trouverez ça ici.

Juste en bref, la dame est née en 1900 et est une sorte de grande pretresse de l’animation Tchèque, c’est à dire de l’animation tout court! Elle réalise ses premiers films dans les années 40. Dans le lot y a ça:

 C’est mignon…C’est Ferdy la fourmi… le seul problème, c’est qu’après c’est devenu ça:

Ca mis à part, elle à réalisé une soixantaine de films. Son truc c’est donc l’animation. Ses premiers films mélangent les jeux de vrais acteurs avec celui des marionnettes. C’est chouette.

La Révolte des jouets, 1946:

Dans les années 40 et 50, c’est surtout ça, des acteurs, des jouets des bouts de papiers, des mouchoirs, des objets quotidiens qu’elle anime . Elle fera plus tard des films avec uniquement des marionnettes,  puis dans les années 60 et 70, elle créera des personnages en matière, laine, feutrine…

Pour ce qui est du fond de ses films, on la sent investi d’une sorte de mission pédagogique et pacifique pour la jeunesse. Elle dit ça:

 » Je pense que le enfants ressentent le besoin de beauté, du sentiment et surtout de la joie. C’est ce que j’essaie de leur procurer par l’intermédiaire de mes films. J’ai la conscience tranquille de n’avoir jamais blessé l’âme d’un enfant par ce que j’ai crée. J’aimerais que la vie des marionnettes, des animaux et des choses se déroulent devant les yeux des enfants comme un rêve inoffensif et que le bien triomphe du mal…

Bon après, je dois avouer que je parle peu le Tchèque et que les films non-muets, plus longs dont les sens est donc moins évident, ben j’ai pas forcément bien saisi toutes les subtilités et tout les messages…

Bon, je peux pas parler de tout, c’est vraiment très très beau, très très varié. Il y en à des très beaux avec des personnages à la Peynet, il en y a un avec un train, enfin plein quoi. On en trouve pas mal sur Youtube, en tapant son nom, et d’autres à partir de ce tableau  , grâce aux titres en Tchèque.

Je vous montre quand même mes préférés. Dans les années 60, elle réalise de animations à partir de bouts de laine. J’en ai trouvé 3, c’est juste incroyable…

Dvě Klubička (Les 2 pelotes), 1962:

Vlněná Pohádka, 1964:

Sněhulák, 1968:

Ouais, ouais, je me rends bien compte que ça fait beaucoup, que personne n’a le temps, ni peut être l’envie de regarder tout ça, et peut être même que ça n’intéresse que moi, mais j’ai toujours eu du mal à faire des choix, et entre ces 3 là j’ai pas réussi à trancher…

Voilà, que dire de plus… qu’on peut voir des trucs sur Youtube, mais également dans cinémas d’art et d’essai… Les contes de la ferme, c’est sorti en novembre 2010 et ça tourne un peu partout je pense. C’est édité/produit/distribué?? (je sais pas comment ça fonctionne, qui fait quoi?) par l’AFCAE (collection ma p’tite cinémathèque) et Kimbokids.

Allez zou, à +

vite fait…

4 Mar

Je suis en train de préparer un article « patrimoine » (enfin pas vraiment le nôtre de patrimoine, celui des Tchèques, faut dire qu’ils sont forts…). Ca va être la classe, mais y a des vidéos, ça met 3 plombes à charger…

En attendant, je viens de tomber là dessus:

Il s’agit de réeditions de livres tissus crantés de l’imagerie d’Epinal des années 20. Je trouve ça juste classe, quasiment plus sur la forme que sur le fond (j’ai jamais été tellement sensible aux images d’Epinal, mais toujours aux réeditions de chouettes trucs). Il y a 3 titres réedités.

C’est Coq en Pâte éditions qui fait ça. C’est une jeune maison d’édition d’accessoires de mode pour enfants.

Là où ça me plait c’est qu’ils ont repris le truc pas juste pour les images d’Epinal (t’façon à un moment il va bien falloir que quelqu’un leur dise à Epinal qu’ils commencent devenir un poil ringards… ça va, je blague, ils font ce qu’ils veulent), mais qu’ils en on profité pour faire trois autres petits bouquins vachement bien sur le même principe:

Bon, c’est basique, hein: les couleurs, les formes, les chiffre, ça vole pas bien haut, mais bon, à 1an 1/2, on vole pas bien haut non plus… Mais franchement, c’est vachement bien fait, drôle et super joli (sauf celui sur les couleurs qu’est bof et surtout celui sur les formes qu’est trop beau!!).

L’illustratrice c’est By Virgo, et c’est chouette, elle fait plein de choses!!!

Sinon, le seul truc c’est que j’ai pas l’impression que ces  petits bouquins soient diffusés en librairie… Bah faut aller sur leur site quoi!

Allez, a+, je vais charger des vidéos …

24 Fév

Un peu perdu…

17 Fév

Alors c’est un album, et il est chouette (hahaha!)

Ca s’appelle « Un peu perdu ». Alors l’histoire sans être complétement révolutionnaire, est plutôt marrante et pleine de détails qui raviront petits et grands (enfin surtout petits, faut quand même pas déconner). Ce qui est cool surtout c’est qu’à la fin, tout le monde mange des biscuits!!!

Enfin bref,une histoire marrante et surtout des illus qui déchirent bien, une forêt 70’s et des animaux avec des gueules débiles… j’adore quoi!

Il s’appelle Chris Haughton. Il est Irlandais. Il officie habituellement plus dans la pub et la presse, et pas mal d’autre trucs, genre les tapis et le chocolat…ouais.

C’est son premier livre si je ne m’abuse… A suivre quoi!

Ca s’appelle donc Un peu perdu, et c’est publié en france chez Thierry Magnier.

Son Blog et sa page

Allez hop, 2/3 autres trucs roses et trop classes:

Prochain post: Soit l’article commencé il y a 3 semaine sur des livres pour les tout petits, soit un truc sur des romans ados adaptés en BD, soit autre chose, soit rien du tout… On peut pas dire. On peut encore moins dire quand…

A+++